Le Dog Club

Si le Dog Club remporte autant de succès après deux ans d’existence c’est que Justine LeBlanc avait tout en main pour y arriver : la passion des animaux, une famille d’entrepreneurs comme modèle et l’ambition de la perfection. Cette femme rigoureuse a fait garder ses chiens à plus d’une reprise avant d’ouvrir le Dog Club.

Justine LeBlanc

« J’ai été confronté à tout un casse-tête. Je n’avais jamais quelque chose qui était 100% à mon goût »


Elle rêvait d’une pensions sécuritaire, où les animaux sont confortable et où ils sortent assez longtemps pour dépenser l’énergie nécessaire. Ce qui fait qu’une fois à l’intérieur, ils arrivent à se détendre.
C’est pourquoi en 2014, elle décide de concrétiser son idéal et fait l’acquisition du Country Meadows, en opération depuis 1973. Mais loin d’elle l’idée de s’asseoir sur ses lauriers. Elle a apporté tous les changements qu’elle voulait pour que Le Dog Club ressemble exactement à sa pension de rêve. Chaque détail fût pensé pour favoriser le bien être des animaux.

« Je n’étais pas pour aller en dessous de ça ».

La naissance d’une passion

Certains partent en appartement pour pouvoir faire la fête, d’autres pour l’indépendance. Si Justine est partie de chez ses parents à 18 ans, c’est surtout pour pouvoir avoir son premier chien. Durant son enfance, ses parents lui avaient seulement permis d’avoir des chats. Alors une fois déménagée, elle a adopté son chien Boris. Selon la propriétaire, il serait en grosse partie l’élément déclencheur du Dog Club. « Je n’avais pas un mode de vie trop trop sain. C’est une grosse responsabilité un chien à 18 ans. Je me cherchais et mon Boris m’a mis les pieds sur terre. » À 18 ans, c’était capital pour elle de vraiment bien prendre soin de son chien et c’est ce qu’elle a fait, puisqu’il est encore auprès d’elle aujourd’hui.
Ce fut le premier chien dans la vie de Justine, mais certainement pas le dernier. Elle-même avoue que sa passion pour les animaux frise parfois l’obsession. Elle s’est mise à avoir de plus en plus d’animaux : des chats, des chiens, des poules… De fil en aiguille, elle est allée chercher son cours d’éducation canin, pour ensuite donner des cours à domicile. Elle a même gagné plusieurs concours, jusqu’à ce que l’idée d’ouvrir sa propre pension germe..

La pension

Malgré son background éducateur canin, sa pension ressemble plus à un camp de vacances qu’à une école. Il suffit d’une fois pour comprendre que les chiens ont toutes les occasions (au minimum 4h de jeux par jour) et l’espace (40 000 pieds carrés de parc à chiens) pour s’amuser entre eux. « Notre but principal, c’est qu’ils aient du plaisir et nous prenons les moyens pour. Les chiens savent qu’ils vont jouer avec leurs amis, se salir. »
Comment bien choisir son chien
Chose certaine pour elle, ceux qui choisissent leur chien pour des raisons esthétiques seulement n’ont pas une bonne approche. « On commence par s’informer sur les races, car il y a plusieurs caractéristiques communes, mais chaque chien est unique et il faut aussi choisir l’individu. Il faut que le chien corresponde à notre mode de vie. On doit surtout se demander ce qu’on aimerait faire avec lui. Il faut vraiment s’assurer de pouvoir développer une belle relation avec son chien. Pour ça, il faut que son caractère corresponde à nos habitudes de vie. »

Le 5e membre de votre famille

Les animaux ont la capacité de créer un attachement avec nous, ce qu’on appelle le « companionship ». Selon Justine, bien qu’on s’attache à l’animal et vice-versa, on ne doit pas traiter l’animal comme un enfant.

« Bien que j’aime mes chiens comme des enfants, je les traite comme des chiens. C’est important pour leur développement de respecter leurs besoins. Un enfant à des besoins particuliers et les chiens en ont d’autres. »

Le développement du chien

Il faut donc lui faire faire de l’exercice, le socialiser, et ce, afin de s’assurer qu’il soit stable et équilibré. Justine LeBlanc précise que la socialisation se fait en bas âge, de 3 semaines de vie à 4 mois, après on parle de désensibilisation. Il est donc important d’exposer son jeune chiot à de nouvelles personnes, de nouveaux chiens et à de nouveaux environnements tout en restant sécuritaire et positif pour éviter des troubles de comportement liés au manque de socialisation. Mais même si le chien est bien socialisé, il se peut que dans certaines situations, il soit anxieux, comme lors d’une première visite dans une pension. La propriétaire se fait rassurante, les chiens ont une très grande capacité d’adaptation. Il faut laisser à l’animal le temps de s’adapter, ne pas forcer des situations ou il n’est pas à l’aise et il devrait finir par s’acclimater. Si par hasard, l’animal développe un tout nouveau comportement inhabituel ou dérangeant, il faut consulter un vétérinaire car il se peut qu’il souffre. Et si le comportement persiste, la propriétaire suggère de consulter un éducateur canin.
On voit clairement que les chiens sont pour Justine une grande passion, tellement qu’on se demande qui est le meilleur ami de qui ?

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