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Les Pic-Bois

talent local
15/03/2019

Ils commencent à être un peu « à bout »… C’est que les Pic-Bois réalisent un tour de force en montant un spectacle différent chaque mois. En mars 2019, ils jouaient leur 17e spectacle en 17 mois et le Magazine Où les ont rencontrés.

Il y a un an et demi, Massicotte et Gervais se sont pitchés dans le vide et ont décidé de se consacrer exclusivement à leur art. Voyant en eux une créativité intarissable, c’est leur gérant Etienne Forest qui leur a lancé le défi. Ils se sentaient assez en confiance pour faire de l’humour à temps plein et ils se sont lancés. « Plusieurs tapes dans le dos ont cimenté le fait qu’on avait notre place dans le milieu », mentionne Gervais. Sur ce, Bernatchez en rajoute : « Nous n’avons peut-être pas un bassin de fans aussi important que certains humoristes, mais ils sont fidèles et ils nous parlent comme à des amis. » Le succès des Pic-Bois n’a pas été instantané. Ils ont bûché fort et emprunté des sentiers peu fréquentés pour construire cette notoriété que le milieu leur accorde aujourd’hui. Leur humour décalé rejoint de plus en plus de gens adeptes du non-conventionnel. On le constate d’abord par le succès qu’ils ont sur internet : Julien Bernatchez est suivi par près de 25 000 personnes sur Facebook et les Pic-Bois en rejoignent 10 000 autres.

 

Pour bien comprendre ces bibittes, c’est en salle qu’il faut se rendre. Sur scène, leur humour complètement tordu fait réagir, alors qu’en dehors de la scène, lorsqu’ils rejoignent les spectateurs pour prendre une bière, on réalise à quel point les deux gars sont accessibles et très terre à terre. Ils n’ont pas l’ambition de plaire et de devenir des vedettes à tout prix. « Je veux pas flasher un succès qui n’existe pas sur Instagram », affirme Gervais. Ce qui les anime, c’est de faire ce qu’ils aiment.

17 nouvelles créations en 17 mois

Faire ce qu’ils aiment, ils s’y consacrent à 200 %. Un nouveau show tous les mois, deux semaines pour écrire, quelques jours pour apprendre les textes et deux ou trois jours pour répéter. Après, mini-tournée : Montréal, Québec, Sherbrooke, sans oublier Valleyfield, la ville qui les a vu grandir. Ceux qui n’ont jamais fait de théâtre ne savent peut-être pas à quel point le défi est exigeant, et que ce rythme tient du miracle. Un humoriste normalement constitué va plutôt écrire pendant quelques mois et passer par une période de rodage tout aussi longue. Mais Dominic Massicotte, Maxime Gervais et leur éternel acolyte Julien Bernatchez n’ont rien d’ordinaire. Ils ont plutôt choisi de se mettre constamment en danger, « le cul entre deux shows », comme dirait Massicotte. Dès qu’une série de spectacles commence, ils sont déjà en train d’en écrire un nouveau.

Résultat : ils sont fatigués… mais ils se sentent aussi accomplis. Leur style peu orthodoxe et leur façon unique de travailler ont payé dans le passé. Au dernier Gala de la relève en humour, leurs confrères humoristes les ont sacrés humoristes de l’année; ils y ont de plus empoché les prix du spectacle de l’année et du numéro de l’année. Et c’est sans compter le prix du public qu’ils ont remporté au Zoofest en 2017 et 2018… Mais, même si leur humour est de plus en plus salué par le public et par leurs pairs, ils resteront toujours un peu dans la marge, selon le trio : « Je crois qu’on ne sera jamais la saveur du mois, mais dans 10 ans on va être encore là », lance humblement Massicotte.

L’humour c’est aussi de l’ART

Selon Cyndi Trudel, responsable de la programmation à la Factrie et au Zoofest, même si les Pic-Bois se sont souvent fait reprocher d’être « pipi-caca », on leur concède aujourd’hui une grande recherche et un côté intellectuel. C’était déjà là depuis leurs tout débuts, mais le public devait passer la barrière du premier degré et comprendre le sous-texte. Certes, leurs personnages sont souvent sexuellement déviants sur les bords, mais leur humour est loin d’être facile ou offensant. Leur style a beaucoup évolué et ils sont passés du sketch/stand-up comique à de l’humour construit telle une pièce de théâtre, mais le tout reste complètement déjanté. Cette nouvelle structure dans leur show a peut-être permis au public de mieux percevoir la profondeur et l’ingéniosité du groupe. À ce sujet, Massicotte raconte que Michel Grenier, le gérant de Mike Ward, leur a déjà dit : « Dans ce milieu, il y a des vedettes et il y a des artistes, et vous, vous êtes des artistes. » Comme le mentionne le groupe en parlant de leur dernière création, Clown Robot : « On est capable de faire un show avec des bouts de ficelles pis pas une cenne. Un show qui se déroule sur 75 000 ans et qui repose sur fuck all. » Dans la salle, les réactions étaient intenses! Oui, le public s’esclaffait, d’un gros rire gras, mais il était aussi ému et, à la fin, il a même pleuré. Pour arriver à faire ça, il faut certainement une dose de folie, une autre de créativité, mais surtout, beaucoup de talent.

 

On peut pu rien dire?

« Je n’ai jamais fait une blague que je ne raconterais pas devant la personne impliquée. Le Jean-Marc Parent des Pic-Bois, je le jouerais demain matin devant Jean-Marc », répond Massicotte lorsqu’on leur demande s’ils vont parfois trop loin. « C’est une lettre d’amour et il n’y a pas de méchanceté », renchérit Bernatchez, celui qui a montré sa « graine » à plus d’une reprise dans les spectacles des Pic-Bois. Et lorsqu’on lui fait remarquer qu’il est de moins en moins exhibitionniste, il avoue : « On dirait que je me pose plus de questions qu’avant. Les mœurs évoluent, nous aussi et c’est tant mieux. » Ces underdogs de l’humour sont d’avis que tout peut donc encore être dit, mais que tout dépend de l’angle…

Pour eux, il s’agit plutôt d’une contrainte stimulante avec laquelle s’amuser. « Nous sommes assez à l’écoute de ce qui se passe socialement. C’est aussi ça la beauté d’une longue carrière : voir comment les numéros évoluent », mentionne Gervais. Donc, selon les Pic-Bois, on a encore le droit de dire ce que l’on veut, mais il se peut qu’en retour tu te fasses traiter « d’ostie de tata », mais, comme dirait si bien Gervais : « C’est aussi ça, la liberté d’expression. »

 

La suite

Il reste trois spectacles mensuels avant qu’ils passent à un autre rythme. Le prochain sera consacré à Passe-Partout et il faudra s’y prendre à l’avance pour les billets, car comme à leur habitude, ce sera sûrement plein. En deux ans et demi, ils auront écrit, produit et joué 25 heures de spectacle; Jean-Marc Parent peut aller se rhabiller! Ils savent maintenant que rien ne peut les arrêter. Au mois de juin, lorsqu’ils présenteront leur 20e et dernier spectacle mensuel, il y aura certainement une ambiance des plus spéciales dans la salle… Moi je ne veux pas manquer ça!

Où faire quoi dans le Suroît

Où acheter un chandail

 Bougaricci

Je m’achèterais un chandail des régates

 Au cimetière 

 

Où se faire couper les cheveux

 Chez les Barbares

Chez Marielle, ma mère

 Chez une fille avec qui j’ai couché, mais faudrait peut-être pas que je dise ces affaires-là

Où voir un show

 La Factrie

La Factrie

 La B.O.

Ça existe pu la B.O.! dans le temps… à l’Aramis

 

Où boire un bon café

 Chez mon père, Serge, parce qu’il est fier de sa machine. Je bois jamais de café, mais chez lui j’ai comme pas le choix.

Chez Monsieur le Maire (Chez Miguel???) Ben moi je l’appelle pu Miguel, mais ouais.

 Chez McDonald’s

Où boire une bière

 

Je m’ennuie vraiment de prendre une bière s’a colline du parc Sauvé. Y a de quoi qui fait Saint-Jean. Fait longtemps que j’ai pas faite ça! Je suis peut-être rendu trop vieux pour faire ça, ça ce serait bizarre.

Ouais, ça ferait pédo avec les jeunes de 13 ans

 Au cimetière

 

Où se prélasser sur une terrasse

Le grand Trunk

Chez le père à Pez

 Le conteneur à vidange de La Pataterie

Où manger la meilleure poutine

À Pataterie…

Celle de Mathieu Monette (Patate Mallette)

 À la Factrie

Où se procurer les meilleures grillades

Chez Mario

Aux Chevaliers de Colomb

 Chez Couche-Tard

 

Où passer une soirée pas plate

La tournée des bars à Monette (ils font littéralement tous les bars de la ville de Valleyfield avec 50 personnes chaque dernier samedi du mois de mai depuis 15 ans)

 

Chez Denis Gervais (ils saluent les 200 Pepsi Max dans ta cave, Denis)

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