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Le Comiccon en format familial

La 10e édition du Comiccon de Montréal se tenait du 6 au 8 juillet. Pour cet anniversaire tout spécial, j’ai décidé de faire un inédit : amener mon fils avec moi. Est-ce que mes appréhensions se sont concrétisées? Lisez la suite pour le découvrir (clickbait activé)!

Général
24/08/2018

Pour mettre tout le monde sur un pied d’égalité, voici une petite mise au point. Le Comiccon (contraction de comic convention) est une célébration de la culture populaire et geek. Ce sont des événements qui émanent des États-Unis (bien sûr) avec, en tête de file, les conventions de San Diego et de New York. C’est un peu l’équivalent pour les geeks du Salon Marions-Nous pour les femmes trentenaires de la classe moyenne. Passons.

On trouve un peu de tout au comiccon : des artistes, des vedettes de la télé, des marchands, des collectionneurs de tout genre, et des gens qui ont l’air de se demander eux-mêmes ce qu’ils font là. Un classique. Aussi, on ratisse large. Les conventions intéressent autant les passionnés de films de super héros, de Star Wars, de jeux vidéos, de bandes dessinées américaines ou européennes, ainsi que des gens qui adorent se déguiser en animaux.

Le Comiccon de Montréal, enfin, se déroule chaque été au Palais des Congrès. Il s’inscrit dans un parcours nord-américain qui comporte majoritairement des villes américaines mais aussi Ottawa et Québec.

 

Une nouvelle expérience

Ce n’était pas ma première visite au Comiccon de Montréal mais c’était la première fois que je n’y allais pas seulement qu’entre adultes. En effet, ç’a été le baptême de fiston. Il a 7 ans. Il est beau comme tout. Malgré son jeune âge, il est assez ferré de culture populaire: il connaît les univers, les personnages etc. On a souvent des discussions “Qui est le plus fort entre X et Y”? Ça forge le caractère semble-t-il. À moins que ce ne soit pas ça du tout.

Bref, j’étais bien heureux de partager cela avec lui mais j’avais des appréhensions de parent. Le Comiccon est une expérience intense dans une foule “hostile” avec énormément de stimulations. Je l’imaginais en train de briser une statue de plusieurs centaines de dollars ou encore s’effondrer de fatigue et/ou d’ennui. Faire le bacon au McDo c’est quelque chose, mais là-bas ça aurait eu une saveur différente.

Eh bien non! Tout le contraire est arrivé. Il a adoré! Il a pu essayer des jeux vidéos encore en développement ou des créations indépendantes; il a vu une partie du processus de création d’une bande dessinée, il a fait une séance d’entraînement au sabrolaser et il a vu des costumes spectaculaires (pour le meilleur et pour le pire).

Anecdote : on a croisé une jeune fille costumée, j’imagine, en un personnage de manga que je ne connais pas. En gros, elle était en maillot de bain. Disons un maillot léger. Fiston me demande “Papa, pourquoi on voit les fesses de la madame?” Moi de répondre : “C’est parce qu’elle revient de la piscine.” Ça lui a suffi. J’étais soulagé.

Ainsi, si jamais l’occasion se présente à nouveau, il n’y aucun doute que fiston m’accompagnera. J’ai été convaincu à ce point.

 

Mon point de vue

Le Comiccon me rend toujours un peu fébrile. Pour un lecteur et collectionneur passionné comme moi et beaucoup d’autres, c’est une occasion rare d’avoir sous un même toit des marchands qui viennent parfois de loin. Ça permet de compléter des collections et de mettre la main sur des items rares. Il s’agit aussi d’une opportunité en or de rencontrer des artistes locaux et internationaux. Je suis toujours heureux d’échanger un brin avec eux.

Cependant, la convention est victime de son succès. C’est vrai depuis quelques temps et cet état des choses se confirme. Je m’explique : je suis bien heureux du gain en popularité de la convention propulsée par les films de super héros dans les dernières années. Le hic, c’est que le Palais des Congrès ne grandit pas d’année en année. Résultat : on se marche de plus en plus sur les pieds. Qui plus est, pour en avoir parlé avec quelques marchands, cette augmentation de l’achalandage ne leur fait pas faire plus de ventes. En d’autres mots, il y a de plus en plus de “wouèreux”; ces gens qui ne font que venir se promener et sans supporter l’industrie et ses créateurs. Honnêtement, ça gâche un peu l’expérience quand tu ne peux pas avancer ou quand tu dois attendre longtemps pour aller aux toilettes.

 

Le Comiccon devra trouver une solution dans les prochaines années. À ce rythme, ça deviendra encore plus angoissant d’y amener des enfants dans les prochaines années…

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