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Guillaume Ménard : passer dans l’envers du décor

Guillaume Ménard est passé d’exécutant de plans à architecte de ceux-ci. Voici comment le talent et la curiosité peuvent mener loin.

talent local
24/01/2018

Talent local, parcours unique

Originaire de Beauharnois, Guillaume Ménard gagne maintenant sa vie comme designer pour des espaces commerciaux. Cet autodidacte a commencé sa vie professionnelle dans le domaine de la construction, en menuiserie pour être précis.

“Je n’ai pas suivi de cours à proprement parler en design. Quand j’étais sur les chantiers, je m’intéressais beaucoup aux plans. J’étais curieux sur les procédés, les raisons qui expliquaient tel ou tel choix de la part de l’architecte”, souligne le dynamique entrepreneur de 35 ans.

Le Blossom – bar à Saké, situé à Montréal.

 

Au bout de quelques années, il décide qu’il exécutera ses propres plans.  Il loue un atelier à Montréal où il commence à élaborer ses propres meubles. C’était en 2009, l’Atelier Mainor était né. “Je suis menuisier mais j’ai aussi appris l’ébénisterie et la soudure en plus de la composition de plan, lance Guillaume. C’est comme ça que je suis devenu designer.”

Deux ans plus tard, il remet au goût du jour un restaurant pour une première fois.

Le Restaurant Kamehameha situé à Montréal.

 

Mission : l’intemporalité

On réalise assez rapidement en échangeant avec le designer toute sa passion pour son métier, son art.

“J’aime beaucoup travailler avec les espaces commerciaux comme les restaurants. On ne fait pas que décorer; on crée un univers et une ambiance. Il y a moins de contraintes que dans le résidentiel où tout est pensé pour la vie de tous les jours. Dans le commercial, je peux explorer et m’approprier des matériaux ainsi que des procédés. Chaque projet est un laboratoire”,
explique-t-il.

S’il concède faire face à moins de contrainte que ses collègues designers résidentiels, il révèle s’en imposer une grosse lui-même. “On sait tous que les modes finissent par passer mais je tiens à ce que mes projets vieillissent bien, ajoute Guillaume. C’est un peu le côté pervers du monde dans lequel on vit; on voit plein de choses qui nous inspirent sur les réseaux sociaux mais tout est éphémère. Pour ma part, mes espaces préférés ont été élaborés il y a 30 ou 40 ans. Je souhaite que mon travail soit durable autant pour moi que pour mon client.” Il peut mettre 200 heures dans un projet; on peut donc comprendre son désir.

Le Red Tiger, restaurant montréalais.

 

Pour relever le défi de l’intemporalité, il doit même faire un peu d’éducation auprès de ses clients en leur expliquant comment bien entretenir telle surface ou tel matériau. C’est une différence majeure entre le design résidentiel et le design commercial. Dans l’un, on trouve 4 ou 5 personnes qui y vivent en permanence et dans l’autre 200 personnes qui y passeront quelques heures chaque soir. “C’est un élément de taille à considérer dans les choix que je fais”, renchérit l’artiste de 35 ans.

Guillaume Ménard s’apprête à entamer son plus gros projet en carrière. Pour voir ses réalisations et suivre ses prochaines créations, visitez le http://www.ateliermainor.com/.

Son choix de carrière n’était peut-être pas planifié dès le départ mais on peut dire sans se tromper que le design va bien à Guillaume.

 

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