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Didier Godbout, la force de l’âge

Dire que Didier Godbout a le cyclisme dans le sang est certainement un euphémisme. Grâce à sa passion, il fait maintenant le tour du Québec avec son vélo.

talent local
01/11/2018

Didier Godbout prend part au circuit Enduro en vélo de montagne. Sur sa monture, il descend à toute vitesse des pentes escarpées. Le hic : il doit ensuite remonter la même pente avec son vélo pour la prochaine étape. « C’est une compétition d’endurance. La descente est déjà ardue, mais on doit remonter ensuite dans un temps donné. Je ne peux pas prendre la journée pour cette étape », explique le jeune homme de 33 ans, résident de Salaberry-de-Valleyfield.

Il complétait l’été dernier sa troisième saison dans le circuit.

 

Un peu comme Obélix

Tout comme le personnage de bandes dessinées, on peut dire que Didier Godbout est « tombé dedans » très jeune. Son père est propriétaire de la boutique Vélo-Station à Salaberry-de-Valleyfield. Le vélo a donc fait très vite partie de la vie de Didier. « Ç’a commencé quand j’avais quatre ans. Mon père avait construit une rampe dans la cour arrière. Je m’amusais là. À 12 ans, j’ai commencé à faire des spectacles avec des manœuvres en vélo », se remémore le cycliste.

De fil en aiguille, il se met au motocross à la fin de l’adolescence. Il participe à plusieurs courses dans les cinq années suivantes avant de se mettre au cross-country en vélo. Fort de ces expériences, il fait la transition vers le risqué vélo de montagne.

« Ces différentes transitions m’aident à bien performer dans le circuit Enduro, poursuit Didier Godbout. J’ai pu développer ma forme physique qui m’aide beaucoup dans le circuit qui est plutôt difficile. »

 

Un vétéran

Malgré son jeune âge, le cycliste fait partie des plus âgés du circuit Enduro. Il ne voit pas cette réalité comme un obstacle, bien au contraire. Didier souligne: « Les jeunes sont certainement énergiques et rapides, mais ils n’ont pas mon expérience ou mon endurance. Je crois fermement que mes expériences passées me donnent un avantage ».

Son âge ne l’empêche assurément pas de rêver et de regarder vers l’avant. En effet, après avoir passé trois ans dans le circuit québécois, le jeune homme aimerait faire des courses à l’international dès 2019.

« Je ne me suis jamais mis de pression en me donnant des objectifs précis. Je donne mon maximum à chaque course et je vois où ça me mène. Cette approche m’a bien servi jusqu’à maintenant. Je ne changerai pas », affirme avec sérénité le cycliste de compétition.

À défaut de participer à des courses dans les prochains mois, vous pourrez croiser Didier, sur son ​fatbike​, dans les sentiers enneigés de Salaberry-de-Valleyfield qu’il prépare avec son père.

« C’est ma façon de me garder en forme en vue de la saison. Je n’aime pas les entraînements de conditionnement physique. J’aime le vélo », conclut le passionné.

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